Accueil Société 271 lots au quartier Fandoré/N’Djaména Une affaire qui risque d’éclabousser la justice tchadienne Le Secrétaire Général de l’Union des Démobilisés, Retraités, Veufs et Orphelins des Anciens Combattants, Mahamat Goni Abderahim dénonce une manœuvre orchestrée par certains responsables de la justice pour arracher leurs terrains au profit des individus plus nantis, sortis de nulle part se réclamant propriétaires.

271 lots au quartier Fandoré/N’Djaména Une affaire qui risque d’éclabousser la justice tchadienne Le Secrétaire Général de l’Union des Démobilisés, Retraités, Veufs et Orphelins des Anciens Combattants, Mahamat Goni Abderahim dénonce une manœuvre orchestrée par certains responsables de la justice pour arracher leurs terrains au profit des individus plus nantis, sortis de nulle part se réclamant propriétaires.

Par : admin

En effet, l’Union des Démobilisés, Retraités, Veufs et Orphelins des Anciens Combattants a acheté une parcelle de 271 lots au quartier Fandoré, dans la Commune du 10ème arrondissement de la ville de

N’Djaména avec Boulama Youssouf Alkati. Depuis lors, informe le SG, l’Association a fait des démarches pour avoir les documents de ces terrains. En 1999, l’Association a eu un arrêté à cet effet, et en 2018, elle a eu une ordonnance de la Cours Suprême à cet effet.

Un beau matin, ils constatent que des immeubles poussent sur leurs terrains comme des champignons. Des individus se réclamant propriétaires construisent sur lesdits terrains et narguent les propriétaires tout en les intimidant de les envoyer croupir en prison.

Ces individus sortis de nulle part, disent que lesdits terrains leur appartiennent. « Quand il y a la loi, personne ne peut appréhender un membre de l’Association », ont répondu les membres de cette Association faisant confiance aux textes et lois de la République.

Subitement, par quelle alchimie, une trentaine de mandats d’amener aurait été émises, contre les membres de cette Association. A l’heure où nous mettons sous presse, trois personnes se retrouvent à la Maison d’Arrêt de Correction de Klessoum, sous l’ordre du Procureur de la République, entend-on. Il s’agit de Fadoul Mahamat Louki, Adoum Sougui et Abderaman Rozzi qui croupissent à la MACK, il y a une quinzaine de jours.

Selon le SG de cette Association, ces trois personnes avaient été prises sans convocation et envoyées à Klessoum. Maintenant, la chasse aux sorcières est lancée. Les membres de l’Association sont recherchés et poursuivis dans les quartiers et peuvent, d’un moment à l’autre rejoindre les autres à la MACK. « Maintenant, ils sont à la recherche de 30 personnes. Dès qu’on te trouve aux abords du

goudron, on te prend et direction la Maison d’Arrêt », déplore le SG de cette Association, Mahamat Goni Abderahim.

« Nous dénonçons cela ! », dit-il. Ils interpellent le ministre de la Justice, son collègue de la Sécurité, et même le Président de la République afin de suivre cette affaire pour que ces vieillards rentrent dans leurs droits.

Alors que, selon les membres de l’Association, l’affaire est devant le Tribunal, mais le Procureur lance cette chasse aux sorcières. Pour eux, ils sont les vrais propriétaires de ces parcelles. Mais, tout est en train d’être mis en place pour arracher leurs terrains au profit des individus plus nantis sortis de nulle part.

Certains membres de l’Association disent être en possession des messages vocaux échangés entre les « nouveaux propriétaires » qui cotisent de l’argent pour corrompre la justice en leur faveur. Affaire à suivre !

B. Mathias

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