Accueil Société Coopération internationale Le PAM salue l’apport du Tchad pour la sécurité alimentaire Dans le cadre du projet ProAgri financé par la Banque Mondiale, le Programme Alimentaire Mondial (PAM) annonce, à travers un communiqué de presse, le 28 avril 2025, la signature d’un partenariat avec le Gouvernement du Tchad, afin d’accroître la résilience et la sécurité alimentaire dans 5 provinces clés du pays.

Coopération internationale Le PAM salue l’apport du Tchad pour la sécurité alimentaire Dans le cadre du projet ProAgri financé par la Banque Mondiale, le Programme Alimentaire Mondial (PAM) annonce, à travers un communiqué de presse, le 28 avril 2025, la signature d’un partenariat avec le Gouvernement du Tchad, afin d’accroître la résilience et la sécurité alimentaire dans 5 provinces clés du pays.

Par : admin

Le PAM salue cette nouvelle contribution de 24,6 millions de dollars du Gouvernement du Tchad, destinée à renforcer l’agriculture durable et à accroître la résilience des communautés vulnérables dans les provinces du Lac, du Logone Oriental, du Ouaddaï, du Sila et du Wadi Fira. Cette initiative, souligne le communiqué, financée par la Banque mondiale dans le cadre du projet ProAgri, est mise en oeuvre par le Gouvernement tchadien en collaboration avec le PAM. Ce projet prévoit la réhabilitation de plus de 5300 hectares de terres dégradées soit l’équivalent de plus de 7423 terrains de football pour les transformer en terres fertiles et productives.
Lors de la signature de ce nouveau partenariat, Keda Ballah, Ministre de la Production et de l’Industrialisation Agricole d’ajouter que, ce projet ambitieux bénéficiera à plus de 197 000 nouveaux bénéficiaires, notamment des agriculteurs tchadiens, des réfugiés et des personnes déplacées internes, avec une attention particulière portée sur des zones stratégiques. Au cours des trois prochaines années, cette initiative visera à renforcer la résilience, la compétitivité et l’inclusion aux principales chaînes de valeurs agricoles. Cependant, les cultures ciblées, telles que le sésame, l’arachide et le maïs, ont été soigneusement sélectionnées pour leur potentiel à améliorer la sécurité alimentaire et à offrir de nouvelles opportunités économiques aux groupes vulnérables, dont y compris les femmes, les jeunes, les réfugiés et les communautés hôtes.
Le communiqué de presse indique qu’en outre, que malgré ces avancées, les besoins restent importants à travers le pays. Car, l’afflux continu des réfugiés fuyant le conflit au Soudan, conjugué aux chocs climatiques, exerce une pression croissante sur les ressources locales et aggrave la pauvreté dans les zones affectées.
Il faut noter que, le Tchad entre dans sa sixième année consécutive d’insécurité alimentaire sévère, avec des niveaux records atteints entre juin et août de cette année. Soit 3,7 millions de personnes seront touchées par une insécurité alimentaire sévère. Actuellement, 16 provinces sont classées en situation d’urgence en matière de sécurité alimentaire, soulignant la nécessité de mettre en oeuvre des réponses durables, alerte le PAM.
D’après le PAM, depuis 2023, il a renforcé sa présence opérationnelle au Tchad en augmentant ses effectifs et ses capacités logistiques, jetant ainsi les bases d’une mise en oeuvre efficace du projet Pro Agri. « Ce nouvel investissement consolide le rôle du PAM en tant que partenaire stratégique du gouvernement. Il vient compléter ainsi la stratégie du PAM en matière de renforcement de la résilience qui soutient déjà plus de 787 000 personnes à travers le pays. », précise le communiqué.
Par ailleurs, dans le cadre de la nouvelle vision gouvernementale « Haguina », des programmes de résilience sont déployés dans 17 provinces avec l’appui du PAM, du UNHCR, de l’OIM et de la FAO. C’est une initiative qui vise à toucher 500 000 Tchadiens et réfugiés, en contribuant à renforcer les moyens d’existence, améliorer la productivité agricole et accroître la capacité d’adaptation face aux chocs climatiques.
Selon Marc Sekpon, Chef de programme du PAM au Tchad, accompagner une communauté sur le chemin de la résilience demande du temps, de la collaboration et de la confiance. A cet effet : « Ce partenariat reflète une approche significative : unir nos forces pour renforcer durablement les moyens de subsistance. Nous sommes fiers d’appuyer le gouvernement en partageant notre expérience acquise dans de nombreux pays où nous avons contribué à restaurer des terres dégradées et à redonner espoir aux communautés confrontées aux impacts du changement climatique. » a-t-il expliqué.
Enfin, le communiqué de presse de souligner, qu’avec un fort accent mis sur le nexus humanitaire-développement-paix, le projet ProAgri entend progressivement réduire la dépendance à l’aide humanitaire et promouvoir une autosuffisance durable à long terme. Jessi Ndoum

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