Avoir un engin pour nous faciliter les déplacements en ville c’est important, mais savoir conduire en respectant le code circulation routière est encore plus important. Avant de conduire un engin (motocyclette ou voiture), la première des choses à faire c’est se faire former dans une auto-école et obtenir un permis de conduire. Ce qui n’est pas le cas de nombreux conducteurs d’engin à deux ou quatre roues. Après avoir acquis un moyen roulant, on s’engage sur la voie publique sans avoir la maîtrise de l’engin et du code de la route. Même si certains conducteurs maîtrisent ces conditions ci-dessus énumérées, il en demeure qu’ils n’observent pas certaines règles élémentaires telles que la vérification de l’état de l’engin avant de sortir de la maison. Par exemple vérifier l’état des roues, le système de freinage, le niveau de l’huile de moteur, du liquide de freins, de l’eau du radiateur… Il faut aussi se rassurer de la pression et l’usure des pneus y compris la roue de secours, ainsi que l’éclairage, c’est-à-dire les phares, le feu de croisement et les clignotants. Tout cet exercice quotidien pourrait au moins contribuer à éviter les accidents, explique un automobiliste qui a requis l’anonymat.
Selon lui, un accident de circulation est un choc ou une collision impliquant deux véhicules ou entre un véhicule et une personne. Ce qui peut engendrer des blessures, des fractures, la mort ou des dégâts matériels. Certes, il arrive de fois on peut pas l’éviter, mais tout conducteur doit être prudent quand il est en pleine circulation afin d’épargner des vies humaines.
Cependant, il faut souligner que les facteurs mécaniques et environnementaux ne sont pas les uniques responsables des accidents de la route. Car les causes des accidents de la voie publique sont nombreuses, telles que la conduite en état d’ivresse, téléphoner en étant au volant, l’excès de vitesse, la distraction, le non-respect de distance de sécurité entre les engins, etc.
Sachant que l’accident est considéré comme étant un acte involontaire, certains conducteurs sont eux-mêmes à l’origine des cas d’accidents. Car, soit ils sont en état d’ébriété, soit par excès de vitesse et mettre sur le dos d’un accident involontaire. D’après certains usagers interrogés, ils soulignent le fait qu’il y a des cas d’accidents prémédités, ce par les attitudes adoptées par les conducteurs en pleine circulation. « Un conducteur en pleine circulation doit avoir l’esprit lucide et être concentré sur la route afin de respecter le code de la route, au moins le un tiers des règles de circulation routière. Mais c’est tout à fait le contraire ici à N’Djaména. », constate un autre usager.
« Le Tchadien est plus pressé lorsqu’il est en circulation et abuse de la vitesse. Connaissant l’état de nos routes qui ne favorise aucune bonne conduite, mais quelqu’un se permet le luxe d’aller se soûler la gueule avant de prendre le volant. Il peut être en communication téléphonique ou en ayant les kits à l’oreille. Ou encore, il est en train de surfer sur internet avec son téléphone. Comme l’attention est focalisée sur le téléphone, ainsi à moindre geste, on perd le fil et on entre en collision avec un autre véhicule ou ramasser un piéton. Et on se permet de dire que je maîtrise la circulation. », souligne Nodjimgoto Robert, chauffeur et propriétaire d’une voiture.
En plus de la négligence de certains conducteurs, s’ajoute la dégradation des routes bitumées qui est aussi l’une de causes des accidents. Le mauvais état des routes dans certains axes de la capitale N’Djaména, rend la circulation difficile aux usagers. Par exemple, il suffit d’emprunter les avenues du 10 octobre, Mathias Ngarteri et Jacques Nadingar pour constater cette dégradation des infrastructures routières. Malgré cela, il y a des usagers qui se permettent de rouler à tombeau ouvert.
Aussi, force est de constater que de nos jours, beaucoup d’automobilistes ne disposent pas de permis de conduire. Selon le constat fait par Nodjimgoto Robert, il suffit de 2 à 3 jours d’apprentissage pour que quelqu’un se déclare conducteur sans toutefois penser à mettre en pratique les b a b.a. de la conduite automobile. C’est tous ces facteurs réunis qui sont à l’origine de l’augmentation des cas d’accidents de la route à N’Djaména, voire à l’intérieur du pays, fait-il observé.
D’après Mahamat Abakar Kafou, les raisons des accidents de circulation sont diverses. Cependant, l’une des causes est le manque de sensibilisation sur le code de route de la part du ministère des Transports. « Dans les pays normaux, il y a des panneaux de signalisation à chaque coin de rues. Malheureusement, ici au Tchad, précisément à N’Djaména, chacun emprunte les routes à sa guise. En plus de l’augmentation démographique, le nombre croissant des véhicules ne font qu’aggraver ce mal. », explique-t-il. Pour lui, il est temps d’une prise de conscience collective, parce qu’on ne construit pas pour détruire.
Enfin, il faut souligner que le nombre des véhicules se multiplie du jour au lendemain, alors que la ville de N’Djaména ne dispose pas assez des voies bien élargies pour rendre fluide la circulation. Il revient aussi au gouvernement de prendre des dispositions pour contraindre les usagers à respecter le code de la route, précisément en ville pour éviter des accidents aux conséquences fâcheuses. Jessi Ndoum

