Le Ministère de la Santé publique et ses partenaires techniques et financiers sont en mission de renforcement de la prise en charge (PEC) du VIH, tuberculose, paludisme en milieu humanitaire s’est rendue dans les sites des camps des refugies, dans les Provinces de l’Est du pays depuis le 20 octobre 2025. L’équipe poursuivra cette mission jusqu’à le 08 novembre 2025.
Cette initiative que porte l’équipe conjointe du Système de Nation-Unies, notamment ONUSIDA, OMS, UNICEF et le HCR en collaboration avec le Ministère de la Santé Publique et de la Prévention, et le cluster santé est alignée sur l’effet 1 de l’UNSDCF et vise à maximiser l’accès égal et équitable aux services et solutions liés au VIH-IST/TB/Hépatites pour les populations affectées par la crise humanitaire.
Ainsi donc, l’objectif principal, c’est d’accroître l’accès à des soins de qualité pour le VIH, la tuberculose, l’hépatite, les IST et le paludisme au profit des populations touchées par la crise humanitaire dans trois (3) Provinces (Ouaddaï, Sila, Wadi –Fira).
Spécifiquement, il est question de renforcer la qualité de l’offre de service lié au VIH/TB/Hépatite/Paludisme/syphilis ; de renforcer l’intégration, l’accès à des services différenciés et intégrées (VIH/Syphillis/Hépatites/TB) de qualité pour les nourrissons, enfants, adolescents, les jeunes, les femmes de la PTME (Prévention de la Transmission Mère-Enfant) dans les zones ciblées.
En effet, sur le plan sécuritaire, le Tchad et particulièrement les Provinces de l’Est, ont été confrontées en 2024, à une conjonction de défis complexes. La crise humanitaire, déclenchée par l’afflux massif de réfugiés et de retournés du Soudan voisin, a mis à rude épreuve les ressources déjà limitées du pays. Plus de 724 000 réfugiés et 222 000 retournés tchadiens ont afflué depuis avril 2023 (plus de la moitié sont des femmes et des filles, 68% sont des enfants), principalement dans les provinces de l’Est (Ouaddaï, Sila, Wadi-Fira et Ennedi-Est), exerçant une pression considérable sur les services de base, les infrastructures et les ressources naturelles. Le maillon faible de cette réponse santé a été la faible prise en compte des maladies chroniques (VIH et Tuberculose), les Infections sexuellement transmissibles (hépatite B, Syphilis) du fait de divers facteurs dont les principaux sont la faible intégration de l’offre de services, la disponibilité des ARV et médicaments de la TB uniquement dans les hôpitaux de district en dehors de la PTME. Une capacité limitée du personnel entravant la qualité des services et soins, une insuffisance d’approvisionnement en intrants et une mauvaise organisation de l’offre de soins favorisant la stigmatisation, une absence de services communautaires liés au VIH/TB, et une insuffisance dans la collecte des données.
Pendant cette mission, l’équipe dispose des intrants (ARV, papier buvard, test de dépistage (VIH Syphilis hépatite Lam/TB Agcrp) et Visitect (CD4 qualitative) pour approvisionner des sites PEC dans les camps de réfugiés. Et, pour garantir une mise en œuvre efficace et adaptée au contexte humanitaire, une approche de coaching sur site a été adoptée. Cela va permettre de faire un accompagnement pratique et personnalisé des équipes locales. L’équipe organisera le dépistage (VIH, hépatites virales, TB) pour les enfants suspects dans les services de nutrition, de pédiatrie (consultation et hospitalisation, TB, etc.) et dépistage VIH/TB dans toutes les structures sanitaires. Il s’agit donc des dépistages multimodaux pour identifier et relier tous les nourrissons, enfants et adolescents vivant avec le VIH au traitement avec l’implication de PVV communautaire/ ASC pour le dépistage.


